Une parcelle de Thomas Bourdon (Dentifreaks), illustrateur

Pour en savoir plus sur ma saga de roman, clique ici
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Pour faire une couverture de lire, il faut une illustration, une photo, un dessin. N’étant pas capable de faire ce genre de chose (du moins au-delà des bonhommes bâtons et choses de ce niveau ^^) il faut embaucher quelqu’un qui, lui, est capable de le faire correctement. C’est ainsi que pour mon premier tome, j’ai travaillé avec Jenny Burgy (son interview ici => https://histoiresdunmec.wordpress.com/2018/10/03/une-parcelle-de-jenny-burgy/ ), et quand elle a commencé à avoir ses soucis de santé, j’ai du trouver quelqu’un d’autre. C’est ainsi que j’ai rencontré Thomas pour le 2e volet de ma saga, et qu’on va bientôt vous dévoiler le 3e !

Thomas est un artiste de talent, qui a de nombreuses cordes à son arc. Il commence à gagner en succès, et je me sens heureux de pouvoir travailler avec quelqu’un de son calibre. Entre différents projets, ses opinions sur divers sujets, ou des petites anecdotes croustillantes, lui et moi avons pu discuter pendant près de 2h30 sur de nombreux sujets différents !

Ses réseaux;

Deviantart => https://www.deviantart.com/dentifrix

Instagram => https://www.instagram.com/dentifreaks/

Artstation => https://www.artstation.com/thomasbourdon

Son portfolio => https://www.artstation.com/thomasbourdonhttps://drive.google.com/file/d/1W3pR9MHanyoelggJv0TeJMsSO341G3-L/view?usp=sharing

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[NOTE : Ce qui suit est une retranscription écrite, un résumé/citation des propos de Thomas, pour avoir ses réponses complètes et/ou en entier, veuillez écouter l’interview sur Youtube qui se trouve un peu plus haut. Le moment où les questions sont posées dans la vidéo sont indiqués]

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1°) 2:30
Que représente le dessin pour toi actuellement ? La passion est toujours présente ?

Bah écoute le dessin c’est ma vie, c’est à peu près tout ce que je sais faire ! – rires –
Le fait d’avoir plusieurs cordes à mon arc actuellement c’était pour répondre à un besoin pécunier. Si je me focalisais sur un domaine spécifique, comme le concept art, en fait y a pas tant de demandes que ça. Je me suis penché sur d’autres choses, comme bosser pour des streameurs twitch, ou faire des clips musicaux.

C’est clairement ce qu’on appelle une passion et je ne suis pas encore désabusé. C’est classique ce que je vais dire, comme n’importe quel illustrateur, mais je dessine depuis tout petit et voilà je kiff toujours autant. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’encourageaient beaucoup, et ça m’a aidé à continuer à m’améliorer.

2°) 12:35
Tu fais plein de trucs différents. Que préfères-tu faire au final ?

Ce que j’aime le plus c’est le genre d’illustration que je fais pour le projet « Godlike ». Ca s’appelle « Splash Art » en anglais. Ce sont des illus très chiadées, très complexes, en général dans une pose épique. Un bon exemple c’est les dessins de persos du jeu « League Of Legends ». C’est ce que j’aimerais faire le plus dans ma carrière, des splash arts pour des jeux-vidéos, mais j’aime beaucoup le concept art aussi, que ce soit pour des jeux ou des films d’animations.

Sinon y a aussi pour les jeux de cartes, comme Magic : The Gathering. Ce jeu a été vecteur de beaucoup de passions chez les jeunes artistes. Je connais pas d’artistes qui ne trouvent pas que les dessins de magic sont énormes. Blizzard aussi ce serait sympa, cette boîte a été une grande influence également par le passé, même si aujourd’hui Blizzard c’est plus trop ça… – rires –

Mais sinon j’avoue j’ai beaucoup aimé bosser sur tes livres, notamment les couvertures. Y a des monstres, des démons, des trucs de baggares etc. J’ai bien kiffé.

En fait, les 3 paramètres clés pour le boulot de rêve d’un artiste c’est 1°) être payé pour, 2°) aimer bosser sur le truc, et 3°) que ce soit une référence pour de futurs clients (par exemple mettre dans le portfolio). Si tu fais un truc dont tu es fier, et que tu es payé pour le faire, c’est parfait. Si tu mets un truc dans ton portfolio, c’est que tu aimes le faire, et donc si les gens voient ça, s’ils aiment, donc ils voudraient que je fasse pareil, donc moi je vais encore aimer le faire et je serais une nouvelle fois payé. Tout le monde est content !

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3°) 25:25
Vu que tu vis de ta passion actuellement, quels sont tes prochains objectifs ?

Mon objectif premier actuellement c’est mon gros projet de jeu-vidéo intitulé « Forsake The Grave », un truc avec 3 amis très cher. On s’est rencontré y a longtemps, et avec le temps on a décidé de monter notre propre boîte. On est en train de chercher des éditeurs, et des financements. L’objectif c’est de nous payer nous-même en faisant des jeux. Et l’objectif ultime c’est de racheter Blizzard. – rires –

4°) 34:40
Ca fait quoi de bosser pour des grands ?

Alors, faut remettre les choses en place, j’ai bossé pour un seul « grand », c’est Keith Baker, un mec qui a bossé pour Wizards of The Coast (donjon et dragons en l’occurrence). C’est niche quand même. J’ai posté mon portfolio sur un serveur discord pour faire ma pub « je suis pauvre, vous êtes riches, vous savez faire des maths ! ». Keith m’a contacté pour son prochain livre « Exploring Eberron ». En fouillant sur le nom du gars, j’ai vu qu’il a bossé sur D&D et c’était classe, j’étais content de bosser avec un mec qui a bossé pour les plus grands. Après ce livre n’est pas « officiel », il appartient à un collectif, une espèce de guilde de D&D. Je suis pas un expert de ce jeu, mais j’ai compris que ça reste quand même important comme projet, et comme collectif. Ce livre permet de faire une campagne dans Eberron, découvrir en profondeur ce monde et tout et tout.

Donc j’ai bossé sur ce bouquin, j’ai réalisé la couverture. Plus le temps passait plus j’ai compris que ce type était pas n’importe qui. Un critique disait dans une vidéo « le livre est cool, couverture stylé, mais ce qui est vachement bien, c’est le nom « Keith Baker »  » et ça m’a fait rire.

Chose rigolote, c’est qu’aussi influent soit Keith, le niveau d’exigence des illustrations m’a surpris. Je trouvais que quelques illus dans le livre étaient pas exceptionnels, j’imaginais que ce serait un niveau plus élevé.

Au final, ça n’a pas été si différent. Ce qui change c’est le professionnalisme des retours, et les délais de paiement très courts. Du reste c’est pareil, ça ne m’a pas dérouté. Apparemment il est entouré de 4-5 personnes autour de lui, mais tout s’est très bien passé, z’étaient courtois, aucun problème, m’ont même dis que mon dessin avait eu du succès sur twitter.

Pour Godlike par exemple, c’est plus petit. C’est un mec canadien qui fait ça en indépendant, il veut faire un jeu de plateau avec des figurines. Y aura un kickstarter d’ailleurs. C’est moins pro, mais en même temps, c’est un beau projet et il est soutenu aussi. Et vu que j’ai beaucoup de taf avec lui, je gagne plus.

Et pour toi, bah ça va t’es pas un sagouin, on s’entend bien, nos univers et gouts se combinent bien, et que ce soit toi ou tes lecteurs, les gens sont content de mon boulot c’est cool !

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5°) 46:35
Quels sont tes influences majeures ?

En ce moment en tout cas, ce qui m’inspire le plus c’est la team créative de Riot Games (League of Legends). Je suis très nul avec les noms donc je pourrais ptete pas citer de personnes spécifiques, mais le visuel et la direction artistique de Riot est monstrueuse, j’aime énormément. En plus c’est du travail d’équipe, ils sont plusieurs à bosser sur un dessin. Je trouve que Riot tirent plein d’artistes vers le haut pour les aider à progresser dans leur carrière, et on sent la passion dans ces oeuvres. Et en plus les artistes qui bossent pour eux sont content et bien payés donc cool !

Après, le cinéma et la musique m’inspirent énormément. Ecouter une musique en adéquation avec ce que je dessine c’est un truc que je recherche.

Quand t’écoutes du black metal bien dark bien sombre, limite tu fais la grimace en dessinant genre tu engueules ton ordi, ça donne une bonne ambiance pour bosser sur certains trucs, notamment ton livre. J’imaginais limite un de tes démons chanter dans le dessin que je faisais, c’était parfait ! – rires –

Après ce qui m’inspire c’est surtout des courants, des styles, comme les splash arts de magic ou riot, parfois je fouille des portfolio sur artstation, et je m’inspire de X ou Y, puis je tombe sur un autre truc tout aussi stylé. Tout l’univers de Warhammer 40.000 aussi, quand j’étais plus jeune j’avais recopié des dessins du codex des « Black Templars ». J’avais emprunté ce livre juste pour recopier le truc.

Evidemment, j’ai aussi fait des dizaines de dessins de Dragon Ball. Je crois que j’ai dessiné Sangoku sous tous les angles partout. Pareil des pokémons aussi, ainsi que Godzilla ou des énormes bateaux de guerre contre d’autres énormes bateaux de guerre. A l’époque Age Of Empire était mon jeu de prédilection.

6°) 57:05
Quel est ta position dans le débat dessin numérique VS dessin traditionnel ?

Moi je travaille uniquement en numérique, mais perso je vois pas trop d’intérêts à ce débat… c’est une question de préférence en fait. Perso j’ai commencé par le traditionnel, notamment la peinture acrylique, puis quand j’ai découvert le digital j’ai voulu faire ça. Y avait tellement de possibilités, c’était aussi tellement pratique. Y a pas de déballage de matériel, pas de nettoyage, le contrôle Z, l’enregistrement, le système de calques, after effect… fin voilà c’est juste trop pratique.

C’est chacun son truc, les deux ont un intérêt, les deux ont leur avantage.

Une belle illustration traditionnelle aura plus de charme car elle demande plus de rigueur et de travail, je le concède, c’est une performance. Y a une plus-value. Quand tu comprends que c’est du traditionnel, tu te rends compte que le mec a passé un temps fou dessus. Sur le digital, tu as plein de raccourcis différents. Notamment la lumière par exemple. En 3 secondes, tu fais une fusion de calque ou un dégradé et pouf tu as un rayon lumineux ou magique ou autre.

Perso je prends le digital car il offre blindés de choses, comparons avec la musique électronique, t’as des sons que tu peux pas (ou difficilement) faire en instruments acoustiques.

Un jour j’ai découvert l’existence du dessin par PC, et ça a changé ma vie. J’étais genre « Aaah c’est pour ça qu’ils arrivent à faire des flammes trop stylées ».

Donc ouaip, moi je bosse sur photoshop. Le potentiel d’apprentissage est décuplé, notamment avec les millions de tutos sur youtube. Tu peux même acheter des fichiers ou des procédés pour apprendre et connaitre de nouvelles techniques. A l’époque tu devais faire des écoles entières pour apprendre, aujourd’hui c’est beaucoup plus rapide et pratique.

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7°) 1:09:45
Comment faire sa promotion aujourd’hui quand on est artiste ? Comment t’y prends-tu ?

En fait les plateformes comme instagram, facebook, etc, les réseaux sociaux classiques, c’est pas des choses qui sont vraiment intéressantes pour les artistes. T’auras des likes, de la reconnaissance, etc, c’est chouette, mais c’est tout, c’est juste un peu de visibilité.

Artstation c’est le site portfolio par excellence, c’est ça que tu envoies aux gens, c’est ça que tes clients voient, et tu as un système de sélections donc c’est ton meilleur boulot qui est affiché.

Pour mes commandes j’utilise pas mal les groupes facebook. Tu vas poster un truc un groupe, ou tu réponds à des personnes qui cherchent des gens. Ensuite tu discutes en message privé et voilà tu espères être sélectionné. Faut être au bon endroit au bon moment, et y a aussi le bouche à oreille. Aussi, l’anglais est indispensable. Toi Chris, tu es le seul client francophone que j’ai actuellement.

T’as aussi plein de groupes FB où y a des concours, des challenges, et tu peux montrer ton travail en participant. Ca t’aide à te faire connaitre, et parfois y a des prix à gagner. Tu peux gagner pas mal de followers instagram ou d’amis facebook et j’en passe. Faut être présent vraiment, faut bosser, faut montrer ce que tu fais, faut être visible, que les gens sachent que tu existes.

C’est pas compliqué en, fait plus tu es visible et présent, plus tu as de chance d’avoir du boulot. Tous les streamers pour lesquels j’ai bossé, c’est à cause d’un avec qui j’ai bossé qui a parler de moi, et de fil en aiguille ses potes ont vu ce que j’ai fait et ont voulu bosser avec moi. C’est comme ça que j’ai pu me faire un petit trou dans la twitchosphère.

8°) 1:20:10
Penses-tu que c’est plus difficile aujourd’hui de percer en tant qu’artiste ? Ou ce n’est qu’une question de persévérance et de volonté ?

Y a beaucoup de facteur chance, mais le fait que ça soit bouché comme on dit, ça a toujours été le cas. C’est pas plus qu’avant. Y a peut-être plus d’artistes, mais on se reconnait plus vite. Artiste ça a toujours été un métier de crève la dalle, que ce soit musicien ou auteur ou autre. La musique prend ptete plus cher que d’autres, mais ouai, c’est pas le milieu où aller si tu veux te faire de la thune.

La persévérance c’est un élément indispensable pour atteindre le succès, ou alors être né riche et faire du marketing super agressif, ou un gros coup de chance en étant repéré par un type super influent. Mais ouai globalement tu peux pas perdurer dans le milieu de l’art sans devoir se bouger le cul. Tu dois aussi pouvoir bien t’entourer, ça fait parti du processus, c’est comme ça qu’on devient un « self made man ».

Dans les concours instagram, genre les hashtags ou des concours, t’as des gros noms qui partagent des trucs et tu peux gagner en visibilité. Faut se bouger le cul, faut faire les efforts nécessaires. Si tu veux être payé à dessiner, faut commencer par dessiner.

Plein de gens vont, en plus de bosser, dessiner, passer plein de temps à être visible sur les réseaux. Moi vu ce que je gagne actuellement, j’ai pas besoin de faire ça, et de cette façon je me permets de m’en passer. Ca m’évite d’être cramé, et de finir par être dégouté et aigri, je veux aimer ce que je fais. Ce serait bien que j’ai une retraite un jour, j’veux pas mourir sur mon clavier à 50 ans !

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9°) 1:31:50
Tu arrives à totalement vivre de ton art maintenant ? Et comment fais-tu pour mettre un prix à ton travail ?

Alors déjà oui j’arrive à vivre de mes illustrations. Y a encore un an, je faisais du babysitting parce que je ne gagnais pas assez. Mais depuis le boulot fait pour Keith Baker, ça a un peu explosé, pareil pour twitch. Y a aussi les auteurs belges qui font des livres… – rires –

Pour fixer un prix, c’est une vaste question. Le gros paramètre en ce qui me concerne c’est le prix que toi tu as envie de mettre. Si tu te mets à la place d’un client, est-ce que tu mettrais cette somme ? Souvent on sous-vend son travail et on se scandalise quand quelqu’un a vendu un chef d’oeuvre pour 20 dollars. C’est toi le temps que tu as mis dedans, les recherches, le matos, que tu dois prendre en compte. Y a des négociations parfois oui mais faut pas sous-vendre ton travail.

Le mieux c’est les clients qui annoncent leur budget. Ils te disent « mon budget est autant ». On gagne un temps fou ! Faut oser venir voir les artistes et leur faire une offre ! Parfois l’artiste doit dire non, ou faire des concessions, mais c’est à lui de décider à combien tu évalues ton travail. Aussi à l’inverse de sous-évaluer, certains sur-évalues. Ils mettent des prix super élévés, mais s’il les vend, tant mieux pour lui, il peut nourrir sa famille, payer son business…

L’art c’est aussi assez méconnu, beaucoup ne savent pas évaluer le prix d’un dessin, et faut connaitre toi la valeur que tu donnes à l’art.

Y a par exemple le monde de l’art contemporain, si quelqu’un veut mettre 20 000€ pour quelqu’un qui a éternué sur un tableau, bah tant mieux pour lui. L’art c’est subjectif, c’est ce que toi ça t’inspire, ce que ça te fait ressentir, ça que ça t’évoque. C’est chacun son truc. Tu peux pas vraiment quantifier ou objectifier la valeur de l’art en général. Tu n’as pas de vrai standard de qualité sur l’art, contrairement au vin par exemple. Il n’y a pas de bon ou de mauvais art.

Sur les négociations, faut être flexible un petit peu aussi, des fois ça te permet de faire des bonnes rencontres, le type peut te recommander, si c’est un projet qui aura des retombées plus tard, et toi tu as quand même un boulot. Faut faire un peu à la gueule du client, si tu es face à une grosse boîte tu sais que tu peux un peu plus tirer sur la corde, là où quand c’est une personne lambda tu te doutes qu’il a pas un gros budget.

10°) 1:47:15
As-tu déjà pensé à te lancer dans ton propre univers à toi ? Est-ce que Forsake The Grave est « ton projet », ou es-tu juste le graphiste ?

Ca me ferait mal si j’étais juste le graphiste attitré ! Non, j’ai quand même un gros rôle, sans vouloir me donner trop d’importance non plus. Je pense que j’ai été porteur de cette initiative, car au début avec mon ami Enrique, on faisait une BD. On s’est rencontré à l’unif, il se promenait, il est tombé sur moi en demandant « tu connais un illustrateur ? » et moi j’ai répondu « bah je suis illustrateur » – rires.

Il voulait faire une bd mi warhammer 40k, mi starcraft. Ca n’a pas porté ses fruits malheureusement.

Je me suis posé la question si je voulais être illustrateur de bd, ou si je voulais aller plutôt dans le jeu vidéo et les films d’animation. Car j’ai découvert l’immensité du boulot insoupçonné qu’il y a derrière tout ça. Donc je me suis penché sur les jeux-vidéos.

Etant graphiste, l’aspect visuel était +- réglé, fallait plus que le codage et le son. Et du coup, forcément, y a des vas et viens au niveau de la création du lore et de l’univers. Je participe forcément, même si c’est pas mon rôle principal. Parfois j’ai des idées, ou alors j’insère ma vision de telle ou telle choses dans un perso, un lieu, ou le design des monstres.

Au début y avait un projet de jeu avec des cubes, et en tuant des cubes, ils viennent dans ton armée. Ca m’a fait penser à la nécromancie, et donc ça a commencé comme ça avec l’héroine principale. Ensuite, eux s’inspiraient de quelques idées que je pondais, comme les monstres ou autre, et moi je m’inspire de ce qu’eux écrivent, etc. C’est un cycle.

Chacun met de soi dedans. J’avoue cependant que je m’occupe peu de l’aspect financier, de la pub, se faire connaitre par des éditeurs ou studios etc, mais malgré tout, tous les 4 on participe activement à ce gros projet qui nous tient tous à coeur. Et si ça se fructifie, bah on aura notre petite entreprise et ce sera trop bien on sera payé pour bosser sur nos passions !

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11°) 1:58:15
Tu as des anecdotes rigolotes à partager ? Positives ou négatives ?

J’ai rien de fifou à raconter j’avoue, à part la couverture de Keith Baker. En fait j’ai pas bien évalué qui c’était, et je me suis retrouvé surpris à voir l’ampleur du truc. Ma couverture était sur des vidéos youtubes, des critiques en tout genre. Il m’a vu sur discord, il m’a MP, et voilà il m’a proposé un boulot. J’ai envoyé ma fiche de prix, mais c’était le truc pour les particuliers, c’était pas pour les grosses entreprises. Il m’a demandé si c’était ok pour cette tranche de tarif, je pensais que ce serait jamais imprimé ni rien… pi en fait j’ai compris qui c’était, et je me suis senti tout con. – rires –

Vu les dessins dans le livre qui sont pas tous géniaux, je crois que s’il m’a pris c’est parce que j’étais accessible niveau tarif, mais que j’étais aussi quand même pas mauvais.

Je suis pas encore au level des monstres qu’il y a dans Wizards ou Warhammer ou autres, mais bon j’espère l’être un jour, et là je pourrais mettre des prix de fou sur mes dessins !

12°) 2:05:45
Tu as des gens à nous recommander ?

J’ai des gens à vous recommander !

Alors … voilà la liste – rires –

Odji, une tatoueuse et amie très proche, qui est allé à la même école que moi à Bordeaux. Elle a beaucoup de succès, et c’est elle qui a fait tous mes tatouages sauf un (c’est son homme qui l’a fait).
https://www.instagram.com/odji.tattooist/

Ensuite il y a Julien Fesil (aussi appelé « Par Défaut ») c’est un artiste peintre qui mélange les médias. C’est le partenaire de Odji, ils ont ouvert le « chevalet sans tête » à Bordeaux, chacun à son espace. C’est un homme haut en couleur, sa moustache est haut en couleur aussi, et j’aime beaucoup aller à leur petit espace.
https://www.instagram.com/pardefautjulienfesil/

Je recommande aussi Leslie Rosique, qui elle aussi a été dans la même école que moi. Ces derniers temps elle a ralenti sur son boulot, mais j’aime énormément son style, bien à elle. J’espère qu’elle reviendra sur les chapeaux de roue.
https://www.instagram.com/rosiquerpz/

Et enfin, le dernier mais pas des moindres, Bastien Jez, qui était aussi dans mon école (on fait la pub pour les potes ^^). Il fait de l’illustration et est musicien. Je suis très très très très fan de son projet « Valsa Pintura ». Il interprète de la musique associée à une peinture qu’il réalise. C’est du bon metal bien costaud, du death technique, mélangé avec une influence jazz genre guitare folk, j’aime beaucoup. C’est super.

Sur cette chanson là, y a un invité (SylverA) qui est un pote pour qui j’ai fait le logo de son groupe de metal (Deathlab). C’est marrant parce que je pense qu’ils se sont rencontré, les connaissant, soit à un tournoi Magic, soit à un concert où Gorod (groupe de metal bordelais très connu) était impliqué.

Aussi, Bastien Jez a un projet artistique un peu fou appelé « The Kingdom », qui est vraiment super stylé, un polyptyque, et je vous conseille d’aller jeter un oeil.
https://www.artstation.com/bastienjez

13°) 2:17:00
Tu as choisi la musique « Terran Theme 1 » de Starcraft pour notre interview, pourquoi ce choix ?

C’est un morceau qui m’a beaucoup marqué quand j’étais plus jeune, genre 10-12 ans, j’ai découvert les jeux blizzard. J’ai redécouvert ce morceau récemment en faisant une playlist de mes musiques de jeux-vidéos préférés. A l’époque Blizzard était vraiment une référence, fait par des passionnés pour des passionnés.

Mon style de jeu préféré c’est les RTS, donc les jeux de stratégie comme age of empire, warcraft, etc.

Ce morceau est une tuerie, je kiff, et clairement blizzard dans ma jeunesse a fait naître ma passion pour les trucs fantasy/geek.

14°) 2:24:05
Le voeu du génie !
« Pauvre mortel ! Je t’accorde un voeu, un seul ! Peu importe lequel et je l’exaucerais. Mes pouvoirs sont sans limites. Ressusciter les morts, pas de problèmes. Déformer la réalité, rien de plus facile. Défier les lois de la physique, j’en fais mon affaire… quel est ton voeu … ? Je t’écoute, mortel ! »

Ce sera un grand coca avec… – rires –
Alors c’est bateau ce que je vais dire, si on pouvait avoir la paix dans la monde, des politiciens qui arrêtent de faire de la merde, et la planète qui a la possibilité de se régénérer pour que notre génération crève pas à 50 ans.
Sinon euh… devenir maitre pokémon, je sais pas – rires –

Ouai désolé mon voeu il est naze, mais bon voilà. Sinon un autre, peut-être pouvoir assister à l’exploration de Mars par des humains.

Plus sérieusement, j’aime bien la vie, j’aimerais que ça dure le plus longtemps possible, sans zombie, sans coronavirus, sans apocalypse, j’aimerais bien avoir une retraite !
Je participe pas vraiment activement à tout ça donc si un génie me propose un voeu, voilà… ca fait de moi un connard ou pas ? – rires –

15°) 2:29:30
Merci pour cette interview. Si tu as un mot de la fin la scène est à toi !

Et beh, brossez-vous les dents…
Non plus sérieusement, tous les artistes, perdez pas espoir, ayez de la volonté, bougez-vous le cul !

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