Peur

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Comme beaucoup de gamins, quand j’étais petit, j’avais mes héros. Ca a commencé par les tortues ninjas. Dès mes 3-4 ans, je passais mon temps quand je pouvais devant la télé, à regarder ce dessin-animé. Que ce soit la programmation du moment sur club-rtl, ou en cassettes vidéos.

D’autres ont pris la suite, comme les power rangers, ou les dinosaures. Bah oui, ils sont tellement cools, c’est obligé d’être des super héros !

Puis y a eu Dragon Ball, et à partir de là, tout a changer. Pas dans mes goûts, mais dans mes rapports à ceux-ci. L’âge y était probablement pour quelque chose. En fait, je me réfugiais auprès de ces personnages, de ces mondes. Ca s’est notamment particulièrement exprimer avec pokemon, des années plus tard.

Je m’imaginais avec ces personnages, je m’imaginais dans leur monde. Je m’imaginais en leur compagnie, à vivre leur aventures, à explorer leur univers bien à eux. Que ce soit la nature féérique de Pokémon, le monde mystique des chevaliers du zodiaque, ou me balader dans les rues mal famées d’un tokyo moderne avec nicky larson…

Je me sentais en sécurité. Je me sentais protégé. Je me sentais… bien…

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En même temps, qui n’a pas envie de rencontrer ces personnages…

Je crois que j’ai réellement compris que « quelque chose n’allait pas », lorsque j’avais quelque chose comme 8 ans, et j’avais rêvé que j’étais un super guerrier, les cheveux jaunes et tout. J’étais dans les airs, surplombant la cours de récré de mon école. Et je balançais des kaméhaméhas à tout va, tuant tout le monde. Cela m’avait fait penser à un autre rêve, plus jeune, où là j’étais encore une fois à l’école, en maternelle. Avec plein de petit tobogans ou maison en plastique. Et tout autour de moi, il y avait plein de dinosaures. Et je jouais avec eux.

Je pense que vous avez compris. J’étais mal. Terrifié. Une peur incroyable m’habitait. Mon quotidien de l’époque me faisait peur. Bien plus que les cauchemars des Gremlins qui venait souvent m’accabler, c’était mes monstres imaginaires effrayant de mon enfance. Mais à coté, la réalité, elle, me faisait encore plus peur.

En grandissant, forcément ces peurs évoluent… Mais la peur en elle-même, elle est toujours là. Peur de ne pas être aimé, ou reconnu. Peur d’échouer. Peur de mourir. Peur de se retrouver à la rue. Peur d’être parent. Etc etc.

HP Lovecraft disait : « La peur est la plus vieille et la plus forte émotion de l’humanité et le plus vieil et plus fort type de peur demeure la peur de l’inconnu ».

C’est vrai. Tellement vrai que je trouve ça fou qu’il faille encore le répéter. Tout comme il est vrai que sans peur, le courage n’existe pas. Se dépasser n’est pas possible. La peur est peut-être le fondement de l’être humain.

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La peur sera toujours là pour vous rappeler qu’elle est présente. Qu’elle existe. Qu’elle ne disparaitra jamais vraiment. Et qu’au moindre faux pas, au moindre excès de confiance… elle vous mettra au tapis dans l’instant. Et vous maintiendra au sol aussi longtemps que possible.

Comme je l’ai dis à plusieurs reprises à diverses personnes qui pensaient de moi que j’étais un dur, un vrai, un tatoué (bon ça c’est vrai)… je ne suis pas un mec sur de moi. Derrière ma grosse barbe, mes vêtements noirs, ma musique qui crie, mon air d’ours mal léché et mon attitude j’enfoutiste, c’est tout l’inverse qui y réside. Je suis un vrai faux rebelle.

Je suis une pucelle qui pleure vite, qui est vite impressionné, et n’a qu’une confiance en lui chancelante. J’ai la meilleure volonté du monde, mais c’est uniquement avec une petite trace d’urine que je progresse. Chaque pas est une montagne à traverser.

Je n’avance que parce que je le veux bien, certes, et je tiens à mes efforts, mes accomplissements, mes progrès, mais je dois tout cela aussi à plusieurs personnes. Comme quelques amis, des gens qui me soutiennent, et bien entendu, mes deux thérapeutes. C’est comme si j’avais des professeurs qui m’éduquaient, ou des maitres d’art-martiaux qui m’entrainaient. C’est toujours comme ça que je le vois d’ailleurs.

Et tout cela, ce n’est pas que dans la perspective de mes bouquins que je parle. Ôh non ! Je parle de la vie en général. Comme par exemple mes crises d’angoisses. Le fait d’avoir trouvé un logement. Avoir pu obtenir ma pension de personne handicapée. Ou le fait d’être plus apaisé dans ma vie de tous les jours. Sans oublier avoir pu développer de meilleures capacités sociales.

A une époque, appeler quelqu’un au téléphone était un calvaire. Je pouvais observer mon téléphone pendant des heures sans avoir le courage de composer un numéro. Je ne sortais pas de chez moi car je n’en avais pas la force. Et pour trouver un logement ? Oh bordel. Heureusement que les bénévoles de « action logement » étaient là.

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A votre avis je suis lequel sur l’image ? Oui bon ça va je suis le gros, pas la peine de crier, rhoooo…

Aujourd’hui, à bientôt 32 ans, je dois reconnaitre que ma plus grande peur est de perdre mon confort actuel. Ce que j’ai pu accomplir, ce que j’ai pu obtenir. J’ai mon logement. J’ai une amoureuse. J’ai mes bouquins qui tournent pas trop mal. Je fais +- tous les jours ce que j’aime. J’ai de quoi manger, un toit sur la tête, etc.

Je panique tellement sur ça que parfois, rien que d’y penser, rien que d’imaginer un scénario où je pourrais perdre tout ça, c’est crise d’angoisse et/ou de larmes quasi garanti. C’est une véritable terreur.

Mais que faire ? Bah… pas grand chose. J’ai un jour découvert une image à la con qui a pratiquement changer ma vie. La voici.

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Pour ceux qui parlent pas anglais, une traduction rapide.

« avez vous un problème ? oui-non. Peux-tu y faire quelque chose ? oui-non. Dans tous les cas, t’inquiète pas ».

En gros… quoi qu’il se passe… il n’y a pas à s’inquiéter. Car soit, tu n’y peux rien, dans ce cas ça sert à rien d’y penser, soit, tu peux y faire quelque chose, et donc il n’y a qu’à faire quelque chose à ce sujet, et ça devrait bien se passer.

Comme sous-entendu dans ce schéma, il faut apprendre à lâcher un peu prise, et c’est quelque chose avec lequel j’ai du mal (j’entends ma petite femme crier « sans blague ! » dans mon casque).

De la même façon… la peur sera toujours là. Elle lorgnera toujours sur vous. Guettant vos fais et gestes. Elle ne disparaitra jamais, car la vie, l’humain, est ainsi fait. Vous avez juste à faire votre mieux, et d’une façon ou d’une autre, un jour, tout ira mieux. Tout sera comme vous le souhaiterez. Aussi niais et con que ça soit, c’est la stricte vérité. Je sais, j’ai détesté cette phrase aussi. Ôh comment je l’ai détesté. Mais c’est vrai, et vérifiable. Donc voilà.

Bonne merde à vous. Bonne merde à moi.

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En attendant que tout aille mieux, en attendant que la peur ne nous emporte tous. Faites ce qui vous plait. Soyez qui vous êtes. Il n’y a que ça à faire de toute façon.

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