Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est qu’on me fiche la paix

Preview de mon roman (extraits et illustrations) toujours dispo.

Et enfin, il est disponible sur amazon (version non illustrée pour le moment)

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Ceci est un de mes articles où, comme d’autres (genre Une page du journal de Solomon Grundy ou j’ai rêvé de toi, papa, cette nuit) je me lâche, pour le plaisir d’écrire, ou le besoin, c’est selon. Cela n’a pas d’autres portées ou d’intentions. Bonne lecture.

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Alors qu’à passé 30 ans, la fumée de cet énième cigare de trop emplit mes poumons sifflants et encrassés, je me remémore mon passé. Selon mon coeur, pas si lointain que cela, d’où les nombreux échos résonnent à l’infini dans les parois de mon cerveau défaillant. Me rendant sourd à tout autre sensation que celle de la perte, de la peine, du minable, ou de la solitude.

Mes souvenirs remontent jusqu’à pratiquement ma naissance. Des flash, des impressions, des odeurs, des sensations de toucher… la pièce où mon landau était placé encore fermement ancré dans mon esprit, jusqu’à ma première chambre, où des endroits et objets précis de mon école maternelle. Ecole où en réalité, j’ai passé un certain temps, et un temps certain, caché sous une cuve à mazout. Ecole où j’ai été malmené par les enseignants, et bien entendu, par mes camarades.

Mais les souvenirs ne s’arrêtent pas là et fluctuent et se réverbèrent dans mon être jusqu’à aujourd’hui. Les écoles, les rencontres, les amis, les amours, la famille… tout ça si éloigné, et pourtant, si proche. Je les porte, chaque jour. Certains se floutent avec le temps, il parait que la mémoire n’est pas l’outil le plus fiable de l’homme.

Mais surtout subsiste, encore pur, intact et éternel… l’unique désir d’être en paix. Qu’on me laisse faire ma vie. Qu’on me laisse aimer ce que j’aime. Qu’on me laisse m’adonner à mes passions inoffensives, à base de jeux-vidéos, de dessins animés, de musique… d’imaginaires… car la réalité était juste moche à souhait.

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Je ne compte plus le nombre d’agressions, de mensonges à mon égard, des fois où on a trainé mon nom dans la boue, de maltraitances, de trahisons, d’harcèlements, de violence… physique ou psychologique, la frontière est mince et fluctuante, subjective, relative et interchangeable.
Tout ceci faisait, et fait encore partie de moi et de mon quotidien.

L’âge et l’expérience ont forgés chez moi un instinct de survie pointu, vif, et précis. Je suis aujourd’hui capable d’identifier les menaces avant qu’elles n’existent, même si cet outil également, n’est pas parfait. Et parfois, je me trompe, je me plante, je me fais avoir comme un bleu.

Cependant, avec ce merveilleux allié de l’humanité qui est le temps, j’ai pu aussi acquérir, ça et là, quelques personnes fiables. J’ai pu vivre quelques petites choses merveilleuses, précieuses, riches et belles. Je peux compter aujourd’hui sur quelques personnes de confiance, qui m’apportent énormément, et à qui j’espère offrir tout autant.

Ces personnes et ces rencontres symbolisent tous mes échecs passés, mes désirs futurs, et un présent que j’ai toujours souhaité. Être en paix. Tel l’un des personnage de mon livre sur lequel j’écris tant. Il n’est pas moi, et je ne suis pas lui, mais il serait mensonger de nier une énorme influence, que je ne cache pas. Après tout, tout ce que l’être humain possède vraiment, c’est lui-même, et qui serait-il sans son vécu, ses expériences, et ce qu’il a appris (ou non) ?

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Avec le recul je réalise que depuis tout petit, j’ai toujours couru après ce que j’ai aujourd’hui. Je me suis battu nuit et jour, avec la seule force de mes rêves, de mon imagination, mes maigres moyens, et une volonté de fer, pour obtenir ce que… je ne réalisais pas que j’étais en train d’acquérir. Et au fond… je ne le réalise pleinement qu’en écrivant ces lignes, à l’instant.

Je peux créer, je peux aimer, je peux être aimé. Tous les jours. Car j’ai réussi à bâtir, certes encore imparfait, une vie sympathique. Où je peux être en paix.

Toutes ces années, seul, perdu, à me débattre à l’intérieur de moi-même à cause de tout ce qui se produisait autour de moi, sont… passées ? Je l’espère. Et si ces échos résiduels sont encore présents, dont de temps à autre de nouveaux surgissent, prennent un peu de temps à disparaître complètement… Je ne peux que m’en réjouir.

Dans cette solitude où j’étais devenu sourd et aveugle à quoi que ce soit d’autre que la souffrance, j’ai, manifestement, réussi quelque chose. Laissant pour mort ce passé qui me hantait depuis, ce qui semblait être, une éternité. Et bordel ça fait du bien.

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J’ai obtenu tout ce que je voulais. Qu’on me fiche la paix. Que je puisse vivre ma petite vie peinard, sans être emmerdé. Et je tiens à ce que ça continue. La rumeur dit même que d’autres personnes tiennent aussi à ce que ça continue, qu’on me fiche la paix, parce qu’il paraitrait également que je sois vachement moins seul que jadis. Et ça… ouai, c’est plutôt cool.

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