Le respect dû

Preview de mon roman (extraits et illustrations) toujours dispo.

Et enfin, il est disponible sur amazon (version non illustrée pour le moment)

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Quelques temps déjà que je pensais à ce sujet, ce thème, cette chose, ce truc dont on m’a souvent parlé, ou « reproché ». Enfin, c’est pas réellement un reproche, c’est plutôt une remarque, un « conseil », vous savez, ce genre de truc qu’on vous dit pour votre bien, que ça vous fait chier parce que vous êtes parfaitement au courant, que vous faites de votre mieux sur le dit sujet, mais que bon… voilà… c’est compliqué. C’est dur. Et au final à part une leçon infantilisante voir humiliante (malgré son bon fond et son intention louable de départ) qui casse juste l’ambiance et vous fait chier, y a rien à vraiment retirer de la dite intention de la personne.

Ais confiance en toi, crois en toi, essayes de penser à toi, faudrait que tu arrêtes de te discréditer, etc etc… vous voyez de quoi je parle n’est-ce pas ?
Y en a tellement, vous avez du en entendre plein des trucs du genre, c’est pas les sermons du genre qui manque. Perso celle qui me gonflait le plus c’était « Tu devrais sortir un peu ça te ferait du bien ». Mmmmhhh, indémodable phrase qui me donne juste envie de coller des baffes à tour de bras.

Malgré tout, la vérité reste présente… On a pas le choix que de s’aimer un peu, se respecter, s’apprécier, « être en paix avec soi-même » ais-je entendu avec condescendance sur internet de la part d’une personne faussement sage que je connaissais car, selon lui, je dégage colère et agressivité…

« Être en paix avec soi-même » qu’il disait … mon dieu … si tu savais comment je suis en paix avec moi-même mon pauvre… Si tu savais comment je me sens bien aujourd’hui. Comment je suis heureux d’être moi, combien je m’aime profondément. Lol. P’tit con.

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‘Tain, même à l’intérieur je suis canon. #bogoss

A ce jour, je crois que je ne me suis jamais autant senti moi-même, et autant capable d’être moi-même. Jamais je ne me suis senti autant fort envers moi-même, tellement heureux d’être qui je suis. Egalement, avec toutes ces nouvelles opportunités qui s’ouvrent à moi dans la vie, ou dans des nouvelles connaissances qui n’attendent que moi, je ne me suis jamais senti aussi con, débile, idiot, crétin, inepte. Sans parler d’à quel point je me trouve si faible, si fragile, si nul. Et sa mère, qu’est-ce que ce carrousel émotif, c’est cool.

Depuis cette « renaissance » (oui ce mot est cliché et niais as fuck mais j’en ai pas d’autres, car force est de constater qu’il est sacrément approprié) où j’ai eu mon logement, le diagnostic d’autisme, la prise de forme de mon projet… je ne me suis jamais autant senti à ma place. Bon, c’est pas dur quand on voit d’où je démarre, mais bon, c’est quelque chose !

Et en plus je deviens positif et constructif, baaaah…
VOUS AVEZ VU UN PEU CE QUI M’ARRIVE ? S’IL VOUS PLAIT DOCTEUR, DITES MOI TOUT, COMBIEN DE TEMPS IL ME RESTE ???!!!!

Heum, bon, je m’égare.

Donc, oui, ce que je veux dire c’est que je pense que la clé de tout ce bordel facile à jeter au visage, c’est le respect. Envers soi-même. Selon nos propres critères. Selon nos désirs. Nos objectifs. Notre perspective. Ce qui signifie… Réussir à se respecter SANS se comparer aux autres.

Toute cette névrose collective avec lequel on fait du chantage à tout bout de champ, à savoir se respecter les uns les autres, ok sur papier c’est mignon, mais … Se respecter selon quoi ? Selon qui ? Comment ? Et quid si quelqu’un me demande de le respecter, ne me respecte pas, et en plus demande que cela soit fait selon SA définition du respect ?

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L’esprit c’est comme un jardin, ou un champ. Ils sont tous différents, et des choses différentes y poussent suivant leur environnement.

J’ai appris doucement à me respecter de plus en plus, voir à m’aimer. Jusqu’à réussir à me regarder dans le miroir sans avoir ce caractéristique réflexe de vouloir éviter mon reflet. Si une chose ne me plait pas, je fais le choix de ne plus le subir… je parle, je m’exprime, je pense, je ressens. Je fais en sorte que cela soit plus plaisant pour moi, pour mon bien être, pour mon plaisir, pour mes désirs, pour mes rêves. Je n’ai pas à souffrir sans rien dire, sans rien faire, et subir continuellement selon l’agenda ou desiderata de X ou Y qui n’a pas mon bien-être en priorité ou considération.

Et pour reprendre la métaphore du jardin ou du champ que j’illustre quelques lignes plus haut, que se passe t’il si l’on force une plante à pousser dans un sol ou un environnement qui ne lui convient pas ? Elle meurt.

Je n’aime pas la lumière, je n’aime pas la chaleur, je n’aime pas être pressé, je n’aime pas m’ennuyer à être forcé à faire tel ou telle activité que je n’aime pas, j’apprécie le partage, l’échange, j’apprécie les conversations intellectuelles, j’apprécie la musique, j’apprécie les jeux, j’aime qu’on communique et m’explique les choses de manière franche, je n’aime pas l’hypocrisie, le mensonge, le politiquement correct, je n’aime pas être pris au dépourvu, j’aime parler de vive voix avec les gens, j’aime la neige la pluie et les orages, j’aime bien prendre le train, je n’aime pas le bus, j’aime bien faire plaisir aux gens que j’aime, j’aime bien qu’on me fasse des cadeaux ou des petites attentions, j’aime la tendresse, le sexe, j’aime être touché, j’aime être cajolé, je n’aime pas qu’on me crie dessus ou qu’on ne me parle pas quand il y a un problème, etc etc…

Savoir qui on est, savoir ce que l’on veut, savoir ce que l’on aime et ce que l’on aime pas, l’admettre, l’assumer, le reconnaitre… c’est une forme de respect envers soi-même.
Tant de gens à qui j’ai pu parler ne savent pas ce qu’ils aiment, ne savent pas ce qu’ils veulent. Tel une nouvelle épidémie médicale. Je ne comprends pas… mais apparement c’est comme ça.

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A force de tout accepter, on ne sait plus différencier notre vrai visage, des innombrables masques.

Si je peux me permettre de vous donner un conseil, en tant que personne autiste, en tant que personnes qui a souffert, en tant qu’individu qui a été trahi, manipulé, menti et traité avec irrespect un nombre incalculable de froid, en tant que personne qui a l’impression d’avoir épuisé les glandes lacrymales de mes yeux, en tant qu’être humain sensible, en tant que personne empathique, gentille et serviable, en tant que personne qui a tenté 2 fois de se suicider, en tant qu’humble auteur qui essaye simplement de faire avancer le schmilblik à sa façon…

Prenez le temps de vous connaitre, et d’identifier ce que vous aimez réellement, de ce que vous prétendez aimer. Différencier le vrai vous, de celui qu’on vous force sans votre consentement à travers différentes méthodes, discours, et autres…

A partir de ce moment là, ce sac de noeud interminable commencera à se délier petit à petit… Ca prendra du temps pour que tout retrouve sa place, mais croyez-moi, ça en vaut la peine. Et Cela fait un bien fou putain, car c’est un besoin, un devoir. Chacun a le devoir implicite de se respecter soi-même.

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Suivez votre intuition, et vous trouverez toujours des morceaux de vous-même, ça et là, disséminés dans l’univers.

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