Une parcelle de Jenny Burgy

Preview toujours dispo également.

Et enfin, il est disponible sur amazon

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Wish-You-Were-Here
La couverture de l’album « Wish You Were Here » du légendaire groupe Pink Floyd, à mon sens illustrant à la perfection une vision de deux artistes, différents dans leur façon de percevoir, se rencontrant.

Oh boy, ça faisait longtemps que je voulais faire ça. Pourquoi ? Parce que, genre, sans déconner, ce début d’introduction que je fais à chacune de mes interviews ne sert à rien. Comment pouvez-vous avoir besoin de quoi que ce soit comme infos supplémentaires une fois que vous avez jeter un oeils aux créations de Jenny ? D’ailleurs allez y, jeter un oeil, voir les deux et ceux de votes. Tout est sur sa page Facebook => https://www.facebook.com/wuikajennyburgy/

Chaque personne qui regarde les oeuvres de Jenny et n’est pas en mode « wtf sa mère c’est beau » est un hypocrite, un menteur, ou quelqu’un qui n’a pas de gout. Point barre.

Bon, mainant que j’ai sorti ce qui devait sortir, reprenons plus sérieusement et avec un peu moins de zèle.

Jenny Burgy, c’est ma dessinatrice, c’est ma poule aux oeufs d’or, c’est mon petit leprechaun génie béni des dieux qui bosse sur le visuel de mon roman, et je n’en changerais pour rien au monde (pour moi c’est la nouvelle H.R. Giger). Au-delà de ça, c’est une petite gonz suisse bourrée de talents qui fait toutes sortes de choses. Dessins, peintures, travaux manuels et j’en passe. Mais toujours avec cette vision et ce style unique dont je suis littéralement tombé amoureux.

Je l’ai découvert sous les conseils d’une personne qui voulait potentiellement bosser sur mon projet, et m’a conseillé de contacter une de ses étudiantes. Je me souviens encore lui avoir répondu « Je veux bien, mais m’envoie pas n’importe qui quand même hein » quand il m’a dit qu’il me conseillait une de ses étudiantes. Auquel il a sobrement dit « non, t’en fais pas, elle est vraiment douée et je suis sur que vous vous entendrez, vous avez l’air d’aimer exactement le même genre de chose en plus ».

Et ainsi est né une chouette petite amitié, qui j’espère s’étend au-delà de la simple collaboration professionnelle.

Sans plus attendre, une personne qui je l’espère, atteindra le succès et la renommée qu’elle mérite. Jenny Burgy.

La vidéo complète de l’interview entre moi et Jenny sur Youtube

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La légendaire discussion radio avec Brassens, Brell, et Ferré.

[NOTE : Ce qui suit est une retranscription écrite, un résumé/citation des propos de Jenny, pour avoir ses réponses en entier, veuillez écouter l’interview sur Youtube qui est linkée plus haut]

1°) La plupart de tes dessins sont relativement sombres, avec un coté noir, guerrier, des monstres, etc etc. Qu’est-ce qui t’appelle tant dans ce genre de visuel ?

C’est une bonne question. Je pense que c’est pour extérioriser des sentiments, mes émotions, tout ça. Cela doit être une question de gout aussi. Je ne sais pas trop comment y répondre je dois avouer, surtout que je n’ai pas l’habitude de parler de mon travail. Par exemple mes portraits de personnages du jeu « World Of Warcraft » (qui sont des commandes de joueurs qui me contactent), un jeu et un univers que j’aime et y ait jouer pendant des années, je voulais casser le coté un peu enfantin et cartoon du design très coloré actuel, les faire à ma sauce. J’ai eu l’idée de reprendre mes héros préférés mais en version plus adulte, plus réaliste, avec des références de véritables acteurs ou comédiens pour m’en inspirer. Après, je pense que je fais juste ce que j’aime, et dans le cas de World Of Warcraft, c’est un univers assez sombre, avec la guerre, la mort, des combats… j’ai envie de montrer et exprimer ça, qui plus est, je n’aime pas du tout l’idée de censurer les choses, j’ai pas envie de cacher par exemple la violence… j’ai pas envie de lisser ce que je représente.

2°) Penses-tu que tu feras toujours ce genre d’illustration sombre et noire ? Seras-tu toujours dans un univers geek, avec ce style de visuel, de personnage, etc ?

Je fais pas mal de choses différentes. Par exemple je fais de l’acrylique sur toile, et cela peut surprendre certaines personnes qui ne me connaissent pas, mais je peins des choses différentes. Par exemple des portraits d’animaux, ou ici bientôt je vais réaliser une commande qui est une série de poya (la montée des vaches en alpage en suisse, typiquement pittoresque suisse fribourgeois). C’est quelque chose qui me plait beaucoup, mais je vais l’interpréter à ma manière. Je vais pas changer le sujet, mais dans le traitement cela va être différent. Au naturel, j’ai un style particulier, mais clairement je ne suis pas fermée du tout, j’aime faire différentes choses, mais peut-être avec mon style, mon univers. Par exemple la poya, plein d’artistes suisses l’ont déjà fait, mais je voudrais le faire dans un style qui n’a pas encore été vu. Comme si on ne savait pas si c’était le monde réel, ou un monde imaginaire. Laisser l’interprétation à l’observateur.

Je suis partagée entre deux univers, d’un coté la peinture traditionnelle, là où je peux me lâcher avec la matière, et la peinture numérique, comme j’ai fais pour ton travail de ton roman. Et ça m’arrive de mixer les deux. J’adore travailler sur ordinateur, mais pas que.20767851_516494605357506_3722445790545635457_n.jpg

3°) Comment ça se passe quand tu travailles, que ce soit la peinture, cosplay, ou les dessins que tu as fait pour mon roman ?

Alors pour le cosplay, je ne suis pas vraiment une cosplayeuse, c’était un travail comme ça, que j’avais envie de faire. C’était une super expérience, quelque chose de faire de ses propres mains, avec la matière, c’était génial, un véritable plaisir de fabriquer cela, pas seulement pour le résultat final, mais voilà c’était un truc un peu à part, je le referais peut-être, je ne sais pas, mais j’en suis très contente.

Pour les dessins, je ne travaille pas toujours de la même manière, et je mixe très souvent l’informatique et le traditionnel. Par exemple, d’abord je vais passer pas mal de temps à réfléchir et penser la composition. Après, je vais dessiner sur papier, pour ensuite scanner et peindre sur pc avec différents outils et techniques, et différentes bibliothèques multimédia pour différentes textures ou effets (par exemple une tache spécifique, un trait de pinceau, etc). Suivant la technique que j’utilise ça peut-être long, surtout que je bosse sur plusieurs projets à la fois.

Après tout dépend de ce que je veux faire, comment je veux le faire, et le temps que j’ai à disposition. Je ne reste pas bloqué sur une méthode ou un outil, j’utilise tout ce que je peux avoir à disposition pour obtenir le résultat que je veux.

Dans le cas de ton livre par exemple, je vais faire d’abord des croquis, des recherches de compositions, parfois de character design. Ensuite je scanne le début du dessin « final » (en général le global, cad la compo et quelques textures) et je travaille avec photoshop avec peinture numérique et différents outils ou choses spécifiques dans mes bibliothèques numérique pour le résultat final.

A la grosse louche, et si je ne dis pas de bêtise, on peut imaginer que cela me prend à peu près une dizaine d’heure si on colle tout bout à bout pour faire un dessin comme j’ai fait pour ton roman. Je ne pourrais pas dire avec exactitude car je travaille sur plusieurs choses à la fois, et en plus j’ai une mauvaise approximation du temps.

4°) En ce moment, où en es-tu au niveau professionnel ? Vu que tu démarres à peine, ce n’est pas facile forcément, mais comment ça se passe pour toi ?

En ce moment je fais régulièrement des commandes pour particuliers, comme les portraits de Warcraft, ou la poya. J’essaye de montrer ce que je peux faire du mieux que je peux, mais oui, je suis encore au stade où je tente de me faire connaitre. Etant très timide et pas toujours à l’aise pour me montrer et m’exprimer publiquement, c’est difficile pour moi, mais j’essaye de me forcer un petit peu à, par exemple, aller avec mon portfolio sous le bras dans une convention de jeu de rôle à Lausanne, montrer mon travail à des personnes qui tiennent des stands, mais bon voilà ce ne sont pas des grands éditeurs, ils n’ont peut-être pas les moyens ni l’envie de payer pour des illustratrices, peut-être ils ont oublié, peut-êtres qu’ils sont occupés… y a plein de critère. Et ce malgré qu’ils aient tous aimé mes dessins.

C’est vraiment pas évident pour moi de parler de mon travail, même cette interview ce n’est pas facile.

Au-delà de ça je cherche encore ma voie, c’est un sujet un peu difficile pour moi, et m’exprimer là-dessus. Bien sur que j’aimerais bien être embauché par X ou Y pour faire des dessins, ce serait super, mais bon, on verra ce que l’avenir me réserve.20690362_516061245400842_797704706003288945_o.jpg

5°) Au niveau des écoles, tes études, ton apprentissage, comment as-tu appris à dessiner comme tu le fais aujourd’hui ?

Déjà faut savoir que je dessine depuis toute petite. Genre déjà à 2 ou 3 ans. A l’école, petite, les profs me confisquaient mes carnets car je dessinais tout le temps dessus.

Mes parents, voyant quelque chose, ont essayés de m’inscrire à espèce de mini-beaux-arts, mais je n’ai pas pu y aller pour une raison un peu bête. Maintenant, je me demande si j’ai loupé quelque chose ou pas…

Du coup après l’école obligatoire (16-17 ans), je voulais rester dans le dessin. Être illustratrice. Mais je n’avais jamais pris de cours en fait, je n’aimais pas qu’on me dise quoi dessiner… j’écoutais pas mes profs… etc etc, j’étais une gamine !
Donc après ça, je ne trouvais pas d’école qui me convenait dans mes alentours, donc je suis allé dans une école de multimédia, mais c’était plutôt pour le graphisme, avec notamment de la programmation. C’est très intéressant mais je ne m’y retrouvais pas du tout.

Finalement je suis allé à une école de Lausanne, ceruleum, c’était pour les animateurs et les illustrateurs, donc on pouvait choisir. J’ai fait 5 ans en tout. 3 en bachelor illustration, où j’ai pas mal travaillé notamment sur des illustrations jeunesses ou pour les enfants, ce n’était pas trop mon truc mais bon. Après j’ai fais 2 ans supplémentaires en master concept art, et c’est là où j’ai rencontré Nicolas Imhof, mon prof en concept art, qui t’a mis en contact avec moi. C’était un super prof qui nous a notamment encouragé à trouver nos références, nos inspirations, notre style.

J’ai des diplômes donc, mais ils n’ont pas énormément de valeur, même si y a quelques boites qui commencent à voir le jour, notamment pour des jeux-vidéos.

J’ai énormément pu évoluer dans cette école-là, ça m’a beaucoup aidé, j’ai rencontré des gens, tout ça, et aussi avec toutes les communautés internet aujourd’hui, notamment sur différents groupes que j’ai pu voir, comme Design Spartan. Que je vous conseille énormément !

6°) La question classique, quelles sont tes références et influences ? Qu’est-ce qui t’a inspiré pour être l’artiste que tu es aujourd’hui ?

Un artiste allemand m’a énormément influencé et marqué, il s’appelle Anselm Kiefer. Il fait pas mal de sculpture ou de tableau « peu figuratifs ». Il y a beaucoup de matière, c’est limite expressionniste. Il a été très touché par l’état de son pays post seconde guerre mondiale. Il avait des thèmes assez dur comme les camps de concentrations ou la mort. Tout son travail sur ses tableaux, avec beaucoup de matière et de volume, comme des tissus, des cheveux, du plomb… j’ai beaucoup aimé ses oeuvres, et son message.

Forcément aussi Warcraft m’a beaucoup influencé, l’univers, les races, les personnages… Après je t’avoue je ne sais pas trop quoi répondre, ni quoi citer, y a beaucoup de choses qui m’ont marqués. Je suis désolé je ne sais pas quoi dire (rire).20708113_516064395400527_1647905427859857035_n

7°) Que penses-tu du monde de l’art actuellement, y vois-tu de la qualité ? Comment l’observes-tu de ton petit coin à toi ? Notamment pour les nouveaux artistes.

Y a de plus en plus de gens qui sont intéressés par ces milieux, et c’est vrai que dans la pop culture, on peut souvent voir la même chose. C’est paradoxal car j’ai été beaucoup (et suis encore un peu) influencé par la pop culture, comme Warcraft par exemple. Mais il y a des choses magnifiques qui se font, ou alors des choses qui au premier abord ne nous intéressent pas.

J’ai été pas mal cloisonnée dans mon coin par le passé, mais je me suis ouverte même si je pensais que ce serait pas dans mes gouts. Par exemple des styles graphiques comme Samurai Jack, Gumball ou Adventure Time. Ce sont des styles que visuellement j’aimais pas trop, mais j’ai appris à aimer. Notamment Gumball, c’est inventif, c’est chouette, j’aime beaucoup. On sent que c’est fait avec maitrise et talent alors que y a tout et rien dedans.

Fin bref, faut juste ne pas se fermer et oser aller découvrir d’autres horizons, se diversifier. Je pense que ça va aller, j’ai bon espoir, car y a plein de choses chouettes à découvrir.

8°) Comment ça s’est passé pour toi de travailler avec moi ? As-tu eu facile à t’approprier l’oeuvre pour la mettre en image ? Racontes nous tout !

J’ai eu très facile à m’approprier ton histoire, j’aime beaucoup ton univers. J’ai eu un petit soucis de timing car j’ai eu d’autres trucs en même temps, et c’était très long donc forcément y a des hauts et des bas, mais je le referais sans soucis.

Ce n’était pas la première fois que je travaillais sur quelque chose qui n’est pas à moi, notamment une fois par le passé j’ai eu un exercice pour l’école. Roman de Renart, avec Ysengrin. Notamment une histoire où le renard piège un loup, et dit au loup que s’il pêche avec sa queue dans un lac gelé, il attrapera du poisson. C’est tout une petite histoire parmi tant d’autres. J’ai donc du dessiner ça, elle a déjà été illustré et interprété et ça me permet de donner « ma vision ».

Pour ton livre, c’est inédit, mais j’ai quand même offert « ma vision » de ton histoire, et c’est aussi paradoxal qu’agréable pour moi, surtout que j’ai des contraintes et je dois t’offrir quelque chose qui colle à ta vision, avec tes scènes, tes descriptions. C’est un travail compliqué mais chouette, parce que j’aime produire des images. Surtout que la liberté de travail est importante pour moi, et tu m’as donné quand même pas mal de latitude pour moi y apporter ma patte, et faire ce que j’avais envie avec certaines scènes, ou des personnages, des décors, des compos. Le seul truc qui m’a embêté est que parfois j’aurais aimé y mettre de la couleur, ou un format d’image différent car ici c’est pour un livre et ça restreint …  si c’était à refaire je les aurais peut-être faite autrement car y a 2-3 trucs qui m’ont embêté. Mais bon ce n’est pas ta faute. J’ai beaucoup aimé travaillé avec toi, et ton livre, c’était une expérience agréable.

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En exclusivité une illustration du roman en forme « définitive ».

9°) Vu qu’on se connait un peu, je sais que tu as parfois des petits soucis au quotidien, comme des déprimes, de l’anxiété, des difficultés sociales… Qu’est-ce que l’art t’apporte par rapport à tout ça ? Est-ce que ça t’aide ?

Je ne sais pas si ça m’aide à mieux vivre, mais comme je l’ai dis au début, cela m’aide à extériorisé certaines choses, peut-être inconsciemment car je ne sais pas trop le décrire.
La manière d’illustrer ou le sujet, m’aide à m’exprimer et extérioriser tout ce qui se passe en moi.

Après y a toujours des jours difficiles, si tu es fatigué, face à la page blanche, etc etc, une fois qu’on s’y met, qu’on est lancé, on est actif. On se laisse un peu aller. Je ne sais pas si je répond à la question, je radote un peu (rire).

Mais c’est vrai que c’est une évasion quand on est « dans » l’oeuvre. Ca m’arrive d’être réellement dedans, et de me sentir porté, c’est pas systématique cela dit, mais ça me fait beaucoup de bien.
Autre chose, c’est que parfois, quand je suis sur un projet, ça me hante la nuit. J’imagine la scène, je suis dedans, et en même temps je réflechis à comment je peux le dessiner, le faire sortir de ma tête.

Je ne sais pas si je pourrais vivre sans, peut-être à court termes, mais à long terme non, ça va être difficile.

10°) Quels sont tes projets d’avenirs ? Comment ça se présente pour toi ?

J’ai plein d’idées à court terme, mais sur le long terme, mon avenir reste flou. Je ne sais pas vraiment si je vais tenter une autre profession ou quoi… je ne sais pas. Vraiment. Ce dont je suis sur par contre c’est que même si je fais autre chose, je dessinerais toujours.

J’ai plusieurs commandes, je pense peut-être faire une exposition, ainsi qu’une petite bande dessinée. Mais à part ça, pas grand chose j’avoue. Faut dire que je vis en suisse, la vie y est cher donc c’est compliqué de vivre de mon travail, et j’ai des choses à faire dans ma vie, comme l’écurie pour aider ma grand mère… donc j’ai plusieurs projets mais oui, gagner sa vie, le long terme, tout ça… c’est flou.

11°) En tant que femme artiste, comment vis-tu différentes discours du féminisme sur le monde artistique ?

Ca me fait sourire ce que tu dis, car je suis allé à un salon BD à lausanne récemment, et j’ai vu un auteur qui avait pas mal de planches de femme ligotée ou dans des positions particulière. Je dois avouer que j’ai trouvé que c’était dégradant. Donc oui, cette anecdote me fait rire par rapport à ta question, mais bon, je suis assez tolérante, je prend beaucoup les choses avec humour. Après quand c’est trop c’est trop, mais oui je me sens pas réellement concernée, à part peut-être cette auteur. A chaque planche c’était un peu la même chose, femme nue ligotée. C’est un peu redondant…

Je réfléchis pas trop à tout ça, car bon, dans nos pays les choses ont évoluées pour les femmes. Je suis pas pour la censure, si vous voulez faire des blagues potaches machistes, à votre guise, mais faites pas ça trop gratuitement ni systématiquement. Faut voir le contexte. Pour cet auteur, selon moi c’était trop, c’était presque parodique, ça me dérangeait un peu.

Donc voilà en résumé, pour moi ça dépend, c’est en fonction du contexte, et de mes sentiments, je fais au cas par cas. Par exemple dans ton livre y a une ou deux scènes moins chouette pour des personnages féminins, mais c’est pas gratuit, ça sert l’histoire et les personnages. En plus c’est pas avec un personnage qui est une loque tout le long, qui n’avance pas, qui est une victime de bout en bout. Moi tu vois, j’adore Games Of Thrones. Tout ça, les univers comme ça, c’est inspiré de l’histoire humaine aussi. Tout ce genre d’oeuvre, la tienne, Games Of Throne, ce n’est pas le thème de l’histoire de ridiculiser les femmes.

Je n’ai pas de problème à dessiner des scènes un peu plus fantasmées, que ce soit avec des hommes, des femmes, deux hommes, deux femmes… C’est vraiment au cas par cas suivant chaque dessin. Pourquoi, comment, etc.20818998_517830988557201_3043184582115105575_o.jpg

12°) Est-ce que tu as des artistes à nous recommander ?

Alors y a Cyril Morales, mon copain (http://cyrilmorales-art.tumblr.com/), qui n’est plus illustrateur mais webmaster. Il a fait de très belles illustrations. On a notamment travaillé ensemble sur un grand projet, mais qui est en pause.
Y a Nicolas Imhof que tu as déjà cité, qui a été mon prof de concept art.

J’aime beaucoup ce que fait Suria, une ancienne collègue (https://suria.ch/), elle fait de la bande dessinée dans un style graphique à la fois simple mais très détaillée. C’est pas du tout comme moi, mais elle a un grand talent.

Il y a aussi Nicolas Grillet, un autre ancien collègue (http://www.nicog.ch/) qui m’a énormément inspiré. C’est devenu une référence en fait. Il fait des petites sculptures et des tableaux avec notamment pas mal de récupérations. Je ne sais pas ce qu’il utilise comme matériel mais j’aime beaucoup.

Enfin en plus de Anselm Kiefer, il y a aussi Dave McKean un autre artiste multifacette qui m’a énormément influence (https://www.davemckean.com/).

Voilà, de tête, je peux vous recommander ça, je n’ai pas beaucoup d’autres personnes en tête là comme ça.

13°) Pour notre interview, tu as choisi la musique « Prison Sex » du groupe « Tool ». Pourquoi ce choix ?
En fait j’aime beaucoup le groupe, leur style de musique. Globalement cette musique et son clip, sont je trouve, géniaux. C’est un style artistique à la fois dérangeant et très plaisant. Même la musique en elle-même a cet effet. Pourtant je connais même pas les paroles ou autres, mais ça me plait énormément.
Comme certains autres artistes qui ont parfois des clips dans ce genre, par exemple Marilyn Manson, je trouve que c’est formidable. J’apprécie les groupes rock/metal j’avoue, mais oui ça me fait un effet que je ne saurais pas vraiment décrire, j’aime juste beaucoup ce morceau. Ca me transporte. Ca m’aide notamment pour travailler, je travaille tout le temps avec de la musique. Après ça dépend de l’illustration, et je pense que suivant la musique que j’écoute, je fournirais un travail différent.
Par exemple pour l’univers qu’on travaillé avec mon copain j’écoutais ce morceau là, je trouve que ça collait beaucoup.

14°) Merci à toi pour t’être prêté au jeu de cette interview, j’espère que cela t’a plus autant que j’ai apprécié rédigé ces questions. Si tu as un petit mot de la fin, la scène est à toi.

Je n’ai rien de particulier à dire, si ce n’est que j’encourage tout ceux qui veulent aussi être illustrateur ou concept art ou autre. Y a plein de choses sur internets pour des conseils des retours, et je conseille encore Design Spartan. Et je voulais dire que c’est ma première interview, j’ai eu beaucoup de blancs, de questions pas facile à répondre, j’en suis désolé, c’était une chouette expérience et merci de m’avoir invité !30412348_632575963749369_952541613593198592_o

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Le choix musical de Jenny

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