Mais comment oses-tu ?

636045779950233213-1906894786_Tangled-Flynn-Rider-swords
En général à quoi ça ressemble (l’expression faciale comprise) quand je bafoue le sacro-saint politiquement correct.

Un des mystères social qui continue encore et toujours à m’échaper et me titiller (pour ne pas dire me répugner) est ce que l’on appelle le consensus social. L’ensemble des règles implicites normatives, celles que lorsqu’on les bafoue (souvent à notre insu) peut être synonyme de suicide social. Dans ce consensus existe un concept, à mon sens sournois, nommé le politiquement correct. Et oh mon dieu qu’est-ce que je m’en suis pris dans la gueule à cause de cette merde.

Bon, l’idée c’est de polir les angles pour dire les choses. Selon moi, c’est de la censure et un dictat du langage. Tel la langue de bois, dans le politiquement correct, l’on perd la substance des choses, et on ne dit plus rien. Les échanges à termes deviennent vide de sens, de vie, de personnalité.

Il ne faut pas confondre la politesse, la gentillesse et tuti quanti pour du politiquement correct. Quand un « vas te faire foutre » des familles est unanimement mal vu, un « Excusez-moi monsieur mais nous savons tous ce qu’il en est sur vous » correspond d’avantage au standard de langage et donc socialement acceptable, alors qu’il veut dire totalement la même chose que la première phrase, une phrase vulgaire et insultante, sauf que la deuxième cela se fait via un processus sournois de « je te manque de respect mais on ne peut pas m’accuser d’avoir été grossier donc prends ça dans ta gueule sale con ».

Il y a aussi d’autres formes de curiosités que l’on peut découvrir à loisir sur le politiquement correct. Que ce soit du à, manifestement, un contexte qui « justifie la chose » comme le port du bikini à la plage, mais se promener en ville en soutif et string ça passe mal (enfin c’est ce qu’on m’a dit, faudrait que j’essaye pour vérifier cette théorie), ou alors rire sur la bite à dudule dans une soirée alcoolisée c’est accepté, mais pas dans une autre situation (ça par contre j’ai pu vérifier, d’ailleurs c’est pareil avec vive les gros nichons à ma grande tristesse).

peanuts
J’aime être noir – C’est cool. J’aime être blanc – Raciste.

La liberté d’expression n’est pas quelque chose avec lequel on devrait jouer. Et contrairement à Renaud (qui n’aurait jamais du arrêter de boire) je compte pas retourner ma veste à ce sujet.
Bien sur qu’il faut laisser les débiles de tout bord s’exprimer, chanter leur amour au nazisme (point godwin : check) ou dire que l’avortement et l’homosexualité c’est mal. Pourquoi ?
Car si on commence à censurer tout et n’importe quoi, on ne serait pas différent de ces personnes qui ont perdu leur bon sens en chemin.

On ne s’émancipera pas de ces conneries à coup de répression. L’éducation, et l’ouverture d’esprit devrait primer là-dessus. Et je ne crois personnellement pas à ce fantasme qu’il existe des vilains méchants tapis dans l’ombre qui attendent leur heure pour frapper, renverser la société et faire un rituel pour le retour du 3e reich (bah oui, ceux-là ils sont déjà aux manettes de l’état et ils le font en plein jour, et non je ne parle pas des partis genre FN ou associés).

La possibilité de pouvoir s’exprimer sans craintes de représailles car on a dit quelque chose qui ne plait pas devrait être sacré, c’est d’ailleurs l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme. Et si j’ai envie de dire prout bite nichon caca vagin pipe et éjaculation faciale, ça me regarde et je vois pas en quoi c’est choquant (en réalité ça me fait marrer, ouai je sais j’suis un gamin immature). Au nom du politiquement correct on arrive à un état de paranoïa et de d’idioties sans pareilles

jordan-peterson-protestors
Une des manifestations LGBT/SJW a l’encontre de Jordan Peterson, jugé extrémiste nazi et autres joyeusetés, professeur de psychologie dans une université canadienne. Dans une lecture/cours au sujet de la liberté d’expression et le politiquement correct, il s’était exprimé défavorable au passage d’une loi voulant rajouter l’utilisation de « identité/expression du genre » à une liste de propos incitant à la haine (et obligeant les professeurs de son école à appeler tous les élèves par des pronoms spécifiques), la jugeant sujet à dérives.

Plutôt que de s’offenser pour tout, il faudrait chérir la possibilité de s’exprimer avec l’autre, la possibilité de débattre, d’apprendre, de découvrir un autre point de vue sans pour autant y adhérer. La différence ne serait-elle plus une richesse ? C’est pas parce que quelqu’un à tendance à utiliser des gros mots que c’est quelqu’un de mauvais. Ce n’est pas parce qu’une personne fait une blague de mauvais gout sur les femmes que c’est un macho. Ce n’est pas parce qu’une demoiselle dit aimer le sexe que c’est une pute. C’est pas parce que j’ai déjà écouter et apprécier certains propos de Jean Marie LePen, Eric Zemmour ou Alain Soral que j’adhère à tout ce qu’ils racontent et que je souhaite les voir élus. Un peu de bon sens bordel.

Il faut réapprendre à s’intéresser à l’autre. Et si des trous du cul s’expriment, bah moi je dis, laissez-les péter en paix.

423b3096576676cc83cb48907990c3ca
Et quand on aura fini de perdre notre temps à se concentrer sur l’anus de notre voisin, on pourra ptete tous redevenir des artistes.

*****

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s