Le naïf et le cruel

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Tiens, voici un cadeau pour toi. C’est pas forcément grand chose mais cela a été fait avec le coeur, rien que pour toi. J’espère que tu l’aimeras autant que moi j’ai aimé le faire (cfr cet article pour mon lectorat).

Attention, cet article est long, et il est la « suite spirituelle » de L’innocent et l’hypocrite.

Il y a quelques jours il m’est arrivé un truc que je connais très bien, mais ça faisait si « longtemps » que cela ne m’était plus arrivé que j’avais presque oublié la chose. Ca a été mon lot quotidien pendant pas mal de temps, j’ai pu m’extraire de cela, mais bon, quand ça m’est revenu dans la tronche j’étais tout drôle.

De manière très succinte, une personne a trainé mon nom dans la boue publiquement, pour +- aucunes raisons, et une autre, quand j’ai dis quelque chose qu’elle a manifestement très mal pris (alors que moi je ne pense avoir rien dit de mal, au pire on peut me taxer de maladresse) m’a copieusement humilié/incendié/insulté, le tout avec des gros trucs en majuscule. J’ai même été +- harcelé par la suite quand elle m’a bloqué, puis débloqué pour me renvoyer un autre message blessant, puis rebloquer, puis redébloqué pour envoyer un autre, et ainsi de suite. Je crois qu’elle a fait ça 2-3 fois si ma mémoire est exacte.

Ah … ouai … c’est vrai … ca existe, la cruauté, la méchanceté.

Si je suis de ceux qui sont de l’école de Jacques Brel, à savoir;

La bêtise, c’est la mauvaise fée du monde, la sorcière. Il n’y a pas de gens méchants, il y a des gens bêtes. Mais ce n’est pas de leur faute. Mais il y a des gens qui ont peur. Et ça c’est de leur faute.

C’est quand même compliqué de se rendre compte qu’il a raison, et que c’est pas juste de la pur vilénie mal-intentionée, une volonté de faire mal à l’autre, quelque chose de « vraiment » mal. Réellement … c’est difficile de comprendre ça. Cela met du temps. Beaucoup de temps pour réussir à dépasser cela. Et franchement, même moi qui me permet de me targuer d’avoir réussir à passer ce cap de conscience, bah y en a qui font tellement d’effort pour être blessant, que parfois c’est dur de voir la différence entre le diabolisme et la bêtise.

C.53
Entre le passage à tabac IRL et les mots blessants, il n’y a qu’une métaphore d’écart.

Je veux bien admettre qu’on a tendance, par moments, à se diriger vers une génération et une population de « fragiles » incapable de se défendre, d’encaisser un peu, mais il n’en reste pas moins que le poids des mots … c’est pas évident à gérer.

Il est difficile de s’imaginer parfois la violence et les dégats que peuvent causer de simples phrases prononcées, parfois un seul mot suffit pour tout détruire. Les personnes hypersensible, ça existe, et c’est pas juste une « mode », une invention, ou une connerie de novlangue mes couilles. Il y a des personnes qui ont une « pathologie » qui consiste à ressentir les choses TELLEMENT FORT que c’en est humainement insupportable.

Imaginez une scène de torture, peu importe laquelle, le truc le plus horrifique qui soit, et maintenant transposer cette scène dans le fort intérieur d’une personne qui se fait insulter et humilier gratuitement (peu importe le contexte), et vous aurez une idée de la douleur intérieur qu’elle peut ressentir. Et NON putain je n’exagère pas. C’est ce qui se passe dans son corps et son coeur, c’est tout. Et je ne fais pas non plus une généralité.

Un exemple au pif, pourquoi croyez vous qu’alors qu’il ne se passe RIEN, une personne que je connais fait des putains de crises de panique avec tachyardie alors qu’elle est dans son train, tranquillement, sans que rien de particulier ne se passe ? Ca s’appelle être hypersensible, que ce soit par un stimulus quelconque, ou juste « subir » une crise d’angoisse de nulle part quand votre cerveau a décidé de péter son cable.

L’hypersensibilité est un terme générique qui en soi n’est pas des plus précis, mais n’est pas bidon pour autant. Il y a plein de troubles quelconques qui s’accentuent exponentiellement, comme le trouble anxieux par exemple (qui est un trouble « biologique » et pas un truc psychologique à deux balles) qui d’ailleurs fait parfois combo avec d’autres pathologies (avec l’autisme par exemple).

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Être prisonnier de ses propres émotions, regardant le monde à travers un prisme que personne d’autre ne peut comprendre.

Je ne suis pas dans l’idéalisation ni l’évangélisation des personnes autistes, mais s’il y a bien un truc qui, par nature, est plus probable que les autres d’être quelqu’un de profondément gentil et bien intentionné, doté très souvent d’une maladresse qui frôle la mignonerie, c’est bien les personnes autistes. Il y a quelque chose, un je-ne-sais-quoi chez ce public qui empêche presque totalement d’être un trou du cul de base. Je ne doute pas qu’il y ait des autistes qui ont pu mentir (moi même j’ai menti par le passé), voler, même parfois faire du mal, mais cette incapacité à « lire l’autre » fera qu’une personne autiste, 9,9999999999999999 fois sur 10, ne va JAMAIS penser à profiter de quoi que ce soit.

Tout ce qu’il intéressera cette personne est de passer un bon moment, seul ou accompagné, et de se contenter d’une simplicité et naiveté dans l’échange qui est des plus touchantes qui soit. 9,9999999999999 fois sur 10 une personne autiste va être choqué, et être désolé si on lui apprend « en fait, tu m’as blessé, je n’ai pas aimé ce que tu viens de dire », il va être mal à l’aise, s’empresser de s’excuser, de demander ce qui s’est passé, et ce qu’il aurait du dire, il chercha à comprendre genre « qu’est-ce que j’ai encore foiré ? ». Il va vouloir apprendre pour, à l’avenir, ne plus faire la même erreur.

Et cette naïveté … l’humanité l’a perdue. Peut-être que les autistes sont les seuls derniers représentant de cette qualité.

J’ai pu voir quelques personnes autistes un peu brut de décoffrage, un peu agressive parfois (d’ailleurs on me qualifie souvent ainsi donc j’en fais ptete partie de ces personnes), et bien je suis profondément convaincu que ces personnes ne voulaient de faire de mal à personne. Juste redresser quelques tords, et expliquer des trucs qui posent réellement problème. Je pense notamment au blog de « la fille pas sympa » dont j’ai lu quelques articles avec plaisir. (j’aurais bien voulu mettre un lien mais le blog est aujourd’hui indisponible)

Je vais y aller en mode full égocentrisme (et égocentré) et vous parler de moi, en un espèce de « journal intime express » pour expliquer, à ma façon et avec mon petit quotidien, mon propos et le fond de la pensée que j’essaye d’expliquer.

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Il était une fois, un week-end formidable. 25-26 mars. (avec en guest-star une apparition de mon meilleur ami qui pionce dans mon bordel qui me sert de lit)

La journée parfaite type pour moi, c’est passer un bon moment autour de mes passions, et des gens que j’aime. Je n’avais pas vu mon meilleur ami depuis octobre/novembre (on se connait depuis maintenant pas loin de 20 ans, on a partagé beaucoup de chose ensemble, du bon et du moins bon), et il me manquait beaucoup. On converse presque tous les jours, que ce soit sur skype ou what’sap, on rigole, on parle de truc qu’on aime en commun. La sortie d’un jeu, une actualité politique, faire des blagues aux références obscures que nous seuls connaissons (Is that you … John Wayne ?), on papote sur la vie, tout ça.
Bref. J’aime particulièrement les moments qu’on passe ensemble, et si je pouvais je le verrais bien plus que ce qu’on ne fait actuellement. Mais bon. Il a un boulot, d’autres passions, etc etc. Cependant cela me convient comme c’est actuellement, même si jamais content parce que c’est pas comme je veux.

J’ai attendu ce week-end avec excitation et impatience, on avait prévu d’aller voir le dernier King Kong (Kong : Skull Island, j’ai bien aimé même si ce n’est pas du tout un chef d’oeuvre, voir un gros singe défoncer des hélicopters à coup d’arbre, et peter la gueule à des gros lézards, c’était cool), faire une partie ou un deux à Magic, ouvrir environ 100 boosters de cartes magic qu’il me restait en stock, regarder le match de football qu’il y avait ce soir là, manger une pizza, montrer un jeu qu’on était tous les deux intéressés, que j’ai acheté et pas lui … un week-end de potes geek somme toute normal.

Et moi, ce genre de truc, ça me fait un bien fou, ça me rend heureux, je me sens léger, à mon aise, enfin je respire et je savoure la vie. Je n’ai même pas fait de crise d’angoisses de tout le week-end passé en sa compagnie (à part un tout petit truc en attendant le bus, mais pas grand chose en comparaison de ce que j’ai normalement), et j’ai même bien dormi !
Faut dire, il a un peu l’effet d’un doudou pour moi, s’il dort à coté de moi, je dors bien. C’est bizarre mais c’est comme ça. Peut-être que c’est ses muscles sexy qui me font cet effet … (humour)

weddinge
« Quand j’ai dis à mes amis de s’habiller pour le mariage, ils ont tous décider de monter ça à un autre niveau ». Y a que les geeks pour faire ça. J’adore et je veux la même chose !

Le lendemain, alors qu’on se réveillait la tête dans le cul et qu’on a papoté encore un peu, il est parti « tôt » (il m’avait prévenu, il est chou), aux alentours de 14h, en courant pour attraper son train (j’habite Namur et lui Bruxelles). J’étais triste, et d’habitude je suis amer quand des gens que j’aime me quitte après un moment passé ensemble, mais j’ai appris à « laisser les choses se faire », et je lui ai dis au revoir (en caleçon s’il vous plait, j’ai une réputation à tenir) et j’étais heureux d’avoir passé un super moment en sa compagnie, qui m’a fait beaucoup de bien, que j’ai trouvé des plus agréable qui soient.

Depuis on prévoit de se refaire ça, un de ces, quand on aura le temps, et en attendant, on continue à papoter. Notre dernier sujet de conversation est le jeu en question dont j’ai parlé plus haut. Le premier jeux-vidéos que j’ai acheté depuis environ 2 ou 3 ans, et que je surkiff en ce moment. Il s’agit de Total War : Warhammer, le 2e volet a été récemment annoncé (comme dit un youtubeur que je regarde -Loremaster_Of_Sotek) « Dire que je suis excité est un dégoutant euphémisme ».
Faut dire que mon meilleur ami et moi on a beaucoup joué (surtout moi) aux jeu de plateau originel, qui est aujourd’hui retranscrit dans une licence vidéoludique. Puis le 2e volet portera sur, entre autres, les hommes lézards.

Une race reptilienne d’un autre temps qui a été créer par « les dieux » qui ont colonisé la planète, et se sont fait attaquer par les forces démoniaques du chaos. Les dieux ont disparu depuis cet évènement, et aujourd’hui, les Hommes-Lézards, à grand renfort de prêtre mage crapaud aux pouvoirs magiques défiant toute commune mesure, de guerrier reptilien chevauchant des tyrannosaures, ou d’autres créatures dinorosesque, défendent le monde contre quiconque veut le détruire.
VOUS PENSEZ BIEN QUE JE NE PEUX QU’ÊTRE TOTALEMENT FAN !!!!!!

Hommes-Lézards ❤

Voilà mon quotidien. Entre de la papote avec des gens, du soutien de personne qui ont du mal dans leur vie, tenter de me faire des amis, trouver l’âme soeur, du travail sur mon livre, mon blog, des petits voyages chez des psy ou divers trucs du genre comme aller une asbl qui m’aide à la vie de tous les jours (ou aller au aspiedays, ou comme ce dimanche je serais à l’opération chaussette bleue à Bruxelles), entretenir mon Discord (Voici l’adresse => https://discord.gg/HP98692). Voilà à quoi ressemble ma vie au jour le jour à quelques détails près.

Bref. Cette tirade égoïste est maintenant terminée, et je vais expliquer pourquoi je me suis permis de raconter tout ça.

Dans tout ce que je viens de vous raconter, où est la place pour la méchanceté, la cruauté, les mauvaises intentions ?
Je suis pas en train de dire que je suis l’homme idéal, tout blanc tout mignon, comme tout le monde j’ai fait des erreurs, je suis LOIIIIIIIIIN d’être parfait, j’ai même fais des trucs que dont je suis pas fier, dont j’ai honte et je n’ose pas parler, encore moins ici publiquement. Mais à quel moments de tout ce genre de chose y a t’il de la place pour manquer de respect à quelqu’un, vouloir du mal, à quels moments j’aurais pu être un connard qui ne pense qu’à sa gueule et aurait pu blesser quiconque ?

Vous me direz, tout le monde blesse tout le monde, et c’est ainsi qu’est la vie, c’est normal, mais a AUCUN MOMENT, je répète, à AUCUN MOMENT je ne voudrais sciemment faire du mal. J’en suis incapable. Je connais trop bien la douleur, la souffrance, la solitude, et la vulnérabilité pour infliger ça à qui que ce soit.

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« La bête des ténèbres » qui sommeille en Guts, personnage principal de Berserk, symbolisant sa haine, sa rage, et me parle particulièrement quant à ma propre colère. Enchainée … jusqu’à quand ?

N’importe qui peut peter un cable et extérioriser une souffrance de façon pas jolie jolie, mais faire du mal à quelqu’un volontairement ? Non, je ne peux pas. Au pire je peux remettre sur les points sur les i de manière musclée et grandiloquente, mais j’essaye de le faire de la manière la plus juste et constructive qui soit (sous réserve de ma maladresse légendaire certes). Après, vous me direz … l’enfer est pavé de bonnes intentions. Enfin c’est ce qu’il se dit.

Je suis un putain de hippie qui n’aspire qu’à ce que les gens s’aiment, s’entre-aident, où il y a de la place pour l’erreur, mais où l’honnêteté et la bienveillance sont des règles de vie. Et je parle pas d’attitude culcul la praline « gna gna gna faut être gentil », non, je parle de la réelle bienveillance, celle qui amènera un jour l’homme à apprendre de ses semblables au lieu de rester dans son coin avec des certitudes bidons. Celle qui philosophiquement se marie avec la réalité de la vie de tous les jours où on est soulé et énervé parce que notre conjoint a encore oublié d’acheter du lait et des oeufs ou n’a pas rangé ses chaussettes, celui où on s’engueule parce que la relation avec la belle mère n’est pas au top, celui où on est blessé et que quelqu’un dit quelque chose de maladroit qui nous blesse alors qu’on est déjà en souffrance. Etc.

Bon. Je crois que cet article est assez long, et si après tout ça vous n’avez pas compris, je ne peux plus rien pour vous. Je suis qu’un amoureux de la vie, de l’humanité, et je sais que cette dernière peut être violente parfois, qu’elle peut être putain de dur, elle te défonce la gueule dès qu’elle peut. Et si on se serre pas les coudes on est tous foutu, et on crèvera tous comme des cons.

Pour le bien de l’humanité, cultiver votre naïveté.
Je suis ptête qu’un gros naïf mais j’en ai rien à foutre.

Spock_performing_Vulcan_salute
Live long and prosper/Longue vie et prospérité

*****

Et les magnifiques paroles de cette tout autant magnifique chanson;

The only joy that I knew
Sorrow was here name
My tears were for her life
But not her death

So now I sleep for ages
In obsessive dreams
My deeds were all but
Laments of my wrath

I overcome dimensions
Through horizons way beyond
I dismember
Dreams in December

Love is the Devil – and I am in Love
I think I’m gonna be sad
Infinite moonlight now awakes me

Love is the Devil – and I am in Love
I think I’m gonna be sad
Infinite moonlight now awakes me

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